En cette période de l’année où les rétrospectives laissent la place aux vœux, qu’il me soit permis de noter que pour la troisième année consécutive, la France, avec 86 startup, se place dans les plus fortes croissances du continent européen, en tête du classement Deloitte Technology Fast 500, bien devant la Grande-Bretagne de David Cameron et son fameux « tapis rouge ».

La « French Tech » montre sa différence et les entrepreneurs français qui ont compris que le business des technologies était à vocation mondiale sont allés chercher ailleurs les éléments de croissance manquant ici.

Le Wall Street Journal lui-même a, sur sa une du 9 décembre dernier, avoué que la France avait attiré plus de 400 millions d’euros pour le capital risque sur les 9 premiers mois 2013, se plaçant devant nos amis d’outre-rhin. Cela ne doit pas masquer le gigantesque besoin de stabilité de la Loi des Affaires, notamment sur les plans fiscal et social, ni la nécessité parfois cruelle de marquer plus fortement une ligne directrice en phase avec l’économie réelle.

Concédons néanmoins que dans ces domaines comme celui de la direction d’une entreprise, le commentaire est souvent plus aisé que l’action.

Il n’en demeure pas moins que des signes positifs existent et que, surtout, nous avons sur nos territoires les pépites et les talents capables de devenir les véritables moteurs de croissance de 2014.

Puissions-nous souhaiter que les chefs d’entreprises français continuent d’oser rêver, créer, se tromper, réussir et changer le monde.

Pour reprendre les mots de Steve Jobs : « Restons insatiables, restons fous ».*

 

* Discours de Stanford 2005